Flashback : il était une fois le FBI

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Le Federal Bureau of Investigation est sans doute l’un des services de police les plus reconnaissables et les plus emblématiques au monde. Le FBI doit sa grande popularité à de nombreuses séries télé racontant ses prouesses, mais aussi à la machine hollywoodienne. Mais connaissez-vous les origines de cette organisation ? Plus de détails sur l’histoire du FBI avec http://conference2014.fr/, portail d’informations spécialisé en culture et l’histoire des Etats-Unis.

Aux origines de la création du FBI

Une date clé pour commencer : le 26 juillet 1908. C’est à cette année que l’organisation qui allait devenir par la suite le Federal Bureau of Investigation a été créée, sur ordre du procureur général des Etats-Unis, Charles Bonaparte. Ce dernier avait demandé à un groupe d’enquêteurs fédéraux nouvellement engagés de faire rapport à Stanley W. Finch, alors chef examinateur du ministère de la justice (DOJ – Department of Justice).

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Le DOJ avait été créé en 1870 pour faire respecter la loi fédérale et coordonner la politique judiciaire, mais il ne disposait pas de sa propre force d’investigation. Pour faire respecter la loi, le DOJ devait souvent engager des détectives privés ou emprunter des enquêteurs à d’autres agences fédérales, comme les services secrets.

Afin d’élargir son champ d’investigation, le ministère de la Justice a engagé dix anciens employés des services secrets pour rejoindre un bureau élargi de l’examinateur en chef. Ce bureau a été créé à l’origine pour examiner les transactions financières des tribunaux fédéraux. En mars 1909, la force comprenait 34 agents, et le procureur général George Wickersham, successeur de Bonaparte, l’a rebaptisée Bureau d’enquête.

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Pourquoi avait-on besoin du FBI ?

Le FBI a été créé à l’origine pour poursuivre les criminels qui s’étaient soustraits à la loi en outrepassant les frontières de l’Etat où le crime avait été commis. Au fil du temps, les missions du bureau se sont élargies pour inclure l’application de toute une série de lois fédérales. Durant cette époque, le nombre d’agents du FBI est passé de dix à plus de 300 en quelques années.

Cette augmentation de la taille et de la portée du FBI a suscité l’opposition de certains membres du Congrès, qui craignaient que le bureau n’abuse de ce nouveau pouvoir. Avant qu’une mesure restrictive ne soit prise pour freiner l’expansion du FBI, les États-Unis sont entrés dans la Première Guerre mondiale en 1917 et le bureau a été habilité à enquêter sur les résistants au recrutement, les contrevenants à la loi sur l’espionnage de 1917 et les immigrants soupçonnés de travailler contre l’État.

Les années J. Edgar Hoover

En 1917, J. Edgar Hoover, alors avocat et ancien bibliothécaire, rejoint le ministère de la Justice. En 1919, il était l’assistant spécial du procureur général A. Mitchell Palmer et a joué un rôle déterminant dans la réaction du FBI à la « Red Scare » de 1919 à 1920, où le communisme était considéré comme la plus grande menace pour l’Amérique. Hoover est à l’origine du projet de création d’un système de fiches répertoriant tous les leaders radicaux, organisations et publications aux États-Unis. En 1921, Hoover a accumulé quelque 450 000 fichiers qui ont permis d’arrêter plus de 10 000 communistes présumés.

La Grande Restructuration

Devant le succès de sa réaction à la Peur Rouge (Red Scare), Hoover est nommé directeur intérimaire du Bureau d’enquête le 10 mai 1924 et entreprend de restructurer et d’élargir considérablement l’organisation, créant ainsi une machine efficace de lutte contre la criminalité.

Il a notamment mis en place un fichier d’empreintes digitales centralisé, un laboratoire de police scientifique et une école de formation pour les agents. Le profil public du FBI a été aidé par la capture ou l’assassinat de criminels célèbres tels que George « Machine Gun » Kelly, Louis « Lepke » Buchalter et John Dillinger.

La Seconde Guerre mondiale

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Hoover a réutilisé les techniques anti-espionnage qu’il avait développées pendant la première Red Scare. Celles-ci se sont poursuivies dans son travail avec le Comité des activités anti-américaines de la Chambre des représentants (HUAC) et le sénateur Joseph McCarthy, ainsi qu’avec la création de COINTELPRO, un programme secret de contre-espionnage qui visait initialement le Parti communiste américain mais qui a ensuite été étendu pour infiltrer et perturber toute organisation radicale en Amérique. Si COINTELPRO a été utilisé pour cibler des groupes dangereux tels que le Ku Klux Klan, il a également été mobilisé contre des organisations afro-américaines de défense des droits civils et des organisations libérales anti-guerre.

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