La perruque: pourquoi est-elle si mal vue?

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La perruque existe déjà depuis des millénaires: certains articles rapportent qu’à l’ère des égyptiens, elle aurait été utilisée très fréquemment pour protéger les crânes rasées du soleil lors de cérémonies extérieures. Bien que sa popularité ait beaucoup fluctué au fil du temps, alors qu’elle devint par exemple un accessoire par excellence de la bourgeoisie lors du temps de la royauté française, la perruque n’est plus ce qu’elle était aujourd’hui en terme de notoriété. Pourtant, on ne peut pas dire que ses designers ont chômé! Les prototypes de fausses chevelures ont en effet grandement progressé, devenant de plus en plus réalistes. La situation est incompréhensible.

Perruque

Ne me dites pas que vous ne la trouvez pas plutôt jolie…

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À Matane, au Québec, on invente la perruque en libre-service

Au moins, ce n’est pas partout que la perruque a mauvaise presse. Des femmes de Matane ont décidé qu’il était enfin temps de trouver une solution abordable pour contrer les problèmes de perte de cheveux. Dans un article que vous retrouverez au http://www.communique-sante.fr/lorsque-les-femmes-sallient-pour-contrer-la-perte-de-cheveux/, vous découvrirez que le Cercle des Fermières s’est investi à fond dans le projet. En plus d’encourager les femmes à accepter le port de faux cheveux, les fermières ont également fait la conception de bonnets pour agrémenter les crânes dégarnies des dames.

Ce projet fut réalisé en collaboration avec le Services des Prothèses Capillaires de l’hôpital de la ville.

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Des modèles sur mesure

Il faut comprendre une bonne fois pour toute que l’époque où les prothèses capillaires s’envolaient au vent est bel et bien révolu. À moins de vous trouver dans une véritable tornade, vous n’avez pas à craindre cet événement en portant les nouvelles perruques sur mesure que la plupart des bons centres capillaires peuvent créer pour vous. Le produit se retrouve ainsi ajusté à la forme et à la taille de votre crâne et des élastiques transparentes permettent de bien solidifier le produit sur votre tête sans que le tout puisse avoir l’air artificiel.

Des perruques… de vrais cheveux!

Il ne faut pas croire qu’on prendra du poil de plastique pour vous le coller sur la tête et faire croire aux autres que ce sont de vrais cheveux… dans le monde des prothèses, on traite avec de vrais cheveux maintenant. Comme ceux-ci, un entretien devient même nécessaire si vous souhaitez éviter que le modèle ne se dégrade au fil des années. Le tout a l’air naturel et pour le plaisir de ces dames, il est même possible d’utiliser un fer à friser pour changer l’allure du cheveu. Qui a dit qu’il n’était pas possible d’être très féminine (ou viril pour les hommes) en les portant?

Une découverte capillaire

Complétons cet article en faisant une parenthèse sur une nouvelle révélée récemment: il semblerait que le poisson combattrait l’alopécie. Le blogue FFAQ présentait il y a plusieurs jours les résultats d’une étude réalisée par une compagnie pharmaceutique, Viviscal, sur les effets positifs de ses compléments alimentaires à base de protéines de poisson. Bien que le tout ne soit pas encore confirmé de façon scientifique, les premiers résultats portent à croire que nous pourrons bientôt manger des filets de poisson pour augmenter le diamètre moyen de notre cheveu et rendre la garniture du crâne un peu plus épaisse. Mais d’ici la confirmation, ne laissez pas la perruque vous rebuter, vous risqueriez de le regretter!

Poisson

Un petit animal qui peut vous apporter gros.

 

Les raisons de la stigmatisation de la perruque dans la société

Mais la perruque n’est pas seulement perçue comme un artifice pour cacher une calvitie. Elle est aussi associée à des stéréotypes sociaux et culturels qui ont persisté au fil des siècles. Dans de nombreuses cultures, les cheveux naturels sont considérés comme un signe de jeunesse, de beauté et d’innocence, tandis que les cheveux faux sont souvent vus comme artificiels, trompeurs ou même immoraux.

Dans le monde occidental en particulier, la perruque a longtemps été liée aux classes supérieures et à l’élite politique. Au XVIIème siècle par exemple, la couronne britannique avait introduit une taxe sur les perruques pour financer ses guerres coloniales. Cela signifiait que seuls les riches pouvaient se permettre d’acheter des perruques coûteuses et élaborées.

Avec le temps, la diffusion croissante des machines industrielles a rendu les perruques plus accessibles au grand public. Malgré cela, leur image ne s’est pas améliorée : elles demeurent critiquées dans certains milieux professionnels où elles seraient perçues comme synonymes d’une faiblesse chez son porteur voire seraient un indice de candidature peu sérieuse.

Il y a aussi le cas spécifique du milieu médical : depuis plusieurs années déjà, certains hôpitaux proposent gratuitement aux personnes atteintes de cancer des séances consacrées à l’apprentissage du maquillage ainsi qu’à celui du port des prothèses capillaires. Il existe aussi une plate-forme web dédiée aux enfants atteints de cancer leur permettant de personnaliser leurs couvre-chefs.

La stigmatisation de la perruque dans notre société est un phénomène complexe. Elle peut être due à des préjugés culturels, sociaux ou professionnels profondément ancrés dans nos mentalités collectives. Il faut rappeler que les apparences ne reflètent pas toujours la réalité et qu’il est temps d’accepter l’utilisation d’une perruque comme une option naturelle pour tous ceux qui souhaitent améliorer leur apparence physique sans compromettre leur bien-être émotionnel. Effectivement, certains la considèrent plus pratique durant l’été ou lors de voyages, au lieu du traitement capillaire habituel pour lequel il serait alors nécessaire d’avoir recours à divers accessoires tels que serre-têtes et autres barrettes.

Comment la perruque peut aider à surmonter les problèmes capillaires et l’impact sur la confiance en soi

Plusieurs personnes choisissent de porter des perruques pour surmonter des problèmes capillaires tels que l’alopécie, la calvitie ou encore les effets secondaires de certains traitements médicaux. Pour ces individus, la perruque peut être un véritable soutien moral dans leur vie quotidienne en atténuant les complexes liés à leur apparence physique.

Effectivement, perdre ses cheveux peut causer une baisse d’estime de soi et engendrer du stress chez certain(e)s. Les prothèses capillaires peuvent alors apporter une réponse concrète et efficace en redonnant confiance aux patients qui auront ainsi l’impression de retrouver leur identité visuelle tout en étant moins exposés au regard des autres.

Il existe aussi plusieurs variations stylistiques possibles selon le goût personnel : longueurs, couleurs, formes… Chacun est libre d’adopter un look plus audacieux ou naturel selon sa convenance.

Il faut souligner que la perruque a progressivement évolué vers une solution non seulement pratique mais aussi éco-responsable. De nos jours, on trouve souvent des modèles confectionnés avec des cheveux humains recyclés ou bien des fibres synthétiques végétales respectueuses de l’environnement.

Bien sûr, comme tout choix vestimentaire qui sortirait vraiment du lot, on pourrait arguer qu’il ne convient pas à toutes les situations sociales ni professionnelles et n’est pas fait pour plaire à tous. Cependant, cela devrait être avant tout le choix personnel fondé sur les besoins et/ou préférences de chacun.

La perruque est un accessoire qui peut aider à résoudre des problèmes capillaires tout en renforçant la confiance en soi. Il ne faut pas juger ceux qui choisissent cette option, mais plutôt chercher à comprendre leur choix et respecter leur décision. C’est une solution comme une autre pour s’assumer tel que l’on est dans son propre style d’apparence physique, sans avoir peur du regard des autres ou de leurs critiques parfois acerbes.

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