Stérilité masculine: une nouvelle piste!

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Une récente étude britannique créée actuellement l’émoi au sein du monde médical. Des souris souffrant d’infertilité sont il y a peu parvenues à produire du sperme sain. Gros plan sur cette avancée en matière de stérilité masculine.  

Une histoire de chromosomes.

Avant d’entrer dans le détail et pour mieux comprendre ce qui va suivre, replongeons-nous dans nos cours de biologie…

Comme vous le savez sans doute, l’Homme possède 46 chromosomes par cellules, chromosomes groupés en 23 paires. Pour chacune de ces paires, un chromosome est issu du père, le second de la mère. La 23ème paire, celle qui nous occupe ici, présente néanmoins une différence. Cette 23ème paire correspond aux chromosomes sexuels.

Chez la femme, celle-ci est composée de chromosomes semblables: les chromosomes X. Chez l’homme, ces derniers sont différents: on les nomme X et Y. Ce sont donc ces chromosomes qui définissent le sexe d’une personne.

Si tout cela vous paraissait simple, nous nous apprêtons à quelque peu compliquer les choses… Car figurez-vous que près d’un garçon sur 500 naît avec 3 chromosomes sexuels et affiche donc une “paire” composée de chromosomes: XXY ou XYY.

Malheureusement, avoir trois chromosomes sexuels au lieu des deux habituels peut potentiellement nuire à la formation de spermatozoïdes sains et donc, par extension, à la fertilité. Un certain pourcentage d’hommes comptant 3 de ces chromosomes s’avère en réalité stérile.

Franck Crick, un institut londonien, s’est associé à l’Univerité de Kyoto en vue de se pencher sur cette problématique spécifique. Ces chercheurs ont donc choisi de prélever des tissus conjonctifs sur des souris mâles stériles en vue d’en retirer des cellules. Ils se sont ensuite aperçus que, durant la transformation de ces mêmes cellules en cellules souches, certaines d’entre-elles s’étaient séparées du chromosome supplémentaire.

Ces mêmes chercheurs se sont ensuite affairés à transformer ces cellules en spermatozoïdes immatures qu’ils ont alors ré-injectés auprès des souris en question. Étonnement, ces spermatozoïdes, pourtant immatures, sont parvenus à maturité et ont pu donner lieu à une progéniture, elle-même fertile.

Un nouvel espoir

Si cette expérience, réalisée sur des souris, est prometteuse, de nombreuses heures de travail et d’expérimentation seront toutefois nécessaires avant d’envisager une quelconque transposition de ces actions sur l’Homme. James Turner, le meneur de cette étude, affirme en effet que certaines de ces souris ont malheureusement contracté des tumeurs suite à ces différentes manipulations.

Les résultats de cette étude demeurent néanmoins encourageant et laissent supposer de possibles avancées dans les années à venir…

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